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	<title>Association des sociologues enseignant-e-s du sup&#233;rieur (ASES)</title>
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	<description>Pour s'inscrire sur la liste de diffusion, cliquez sur &quot;rejoindre ce groupe&quot; Ecrire aux membres du conseil d'administration : Contact L'Association des sociologues enseignants du sup&#233;rieur (ASES) est une association fran&#231;aise dont la cr&#233;ation a &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;e lors d'une assembl&#233;e constitutive le 11 janvier 1989, &#224; l'initiative d'un appel de deux sociologues fran&#231;ais, Catherine Paradeise et Pierre Tripier, afin d'assurer &quot;la d&#233;fense et la promotion de la sociologie dans l'enseignement sup&#233;rieur&quot;. Ses statuts ont &#233;t&#233; d&#233;clar&#233;s le 26 mai 1989. var _gaq = _gaq || []; _gaq.push(['_setAccount', 'UA-10629440-4']); _gaq.push(['_trackPageview']); (function() { var ga = document.createElement('script'); ga.type = 'text/javascript'; ga.async = true; ga.src = ('https:' == document.location.protocol ? 'https://ssl' : 'http://www') + '.google-analytics.com/ga.js'; var s = document.getElementsByTagName('script')[0]; s.parentNode.insertBefore(ga, s); })(); </description>
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		<title>Association des sociologues enseignant-e-s du sup&#233;rieur (ASES)</title>
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		<title>AERES : en finir avec l'agence de notation de l'enseignement sup&#233;rieur et de la recherche, Christian Topalov</title>
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		<dc:creator>Matthieu H&#233;ly</dc:creator>



		<description>AERES : en finir avec l'agence de notation de l'enseignement sup&#233;rieur et de la recherche. La s&#233;natrice charg&#233;e du rapport sur le projet de loi sur l'enseignement sup&#233;rieur et la recherche, Mme Dominique Gillot, a annonc&#233; r&#233;cemment que la suppression de l'Agence d'&#233;valuation de la recherche et de l'enseignement sup&#233;rieur (AERES), pr&#233;vue par le texte du gouvernement, devrait encore faire l'objet d'un &#171; d&#233;bat &#187; : &#171; Nous n'avons pas entendu, dit-elle, de demande de suppression de cette &#233;valuation au sein de (...)

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&lt;a href="http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?rubrique11" rel="directory"&gt;Evaluation individuelle des enseignants-chercheurs&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;AERES : en finir avec l'agence de notation de l'enseignement sup&#233;rieur et de la recherche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La s&#233;natrice charg&#233;e du rapport sur le projet de loi sur l'enseignement sup&#233;rieur et la recherche, Mme Dominique Gillot, a annonc&#233; r&#233;cemment que la suppression de l'Agence d'&#233;valuation de la recherche et de l'enseignement sup&#233;rieur (AERES), pr&#233;vue par le texte du gouvernement, devrait encore faire l'objet d'un &#171; d&#233;bat &#187; : &#171; Nous n'avons pas entendu, dit-elle, de demande de suppression de cette &#233;valuation au sein de la communaut&#233; universitaire. &#187;
&#201;trange surdit&#233; : s'il est une institution n&#233;e du dit &#171; pacte pour la recherche &#187; de 2005 qui suscite la protestation g&#233;n&#233;rale, c'est bien celle-l&#224;. C'est en 2007 que l'AERES a &#233;t&#233; mise en place : apr&#232;s cinq ann&#233;es d'exp&#233;rience, universitaires et chercheurs savent assez bien maintenant comment fonctionne et &#224; quoi sert cette agence. C'est d'abord un bref bilan de leur exp&#233;rience commune que je voudrais proposer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Noter, c'est pour exclure
Il est bon de commencer l'histoire par la fin, car c'est seulement en 2011 que le r&#244;le de l'AERES dans la restructuration de l'universit&#233; fran&#231;aise est apparu dans toute son ampleur : au moment de la mise en place des &#171; laboratoires d'excellence &#187; (labex) et des &#171; initiatives d'excellence &#187; (idex) &#224; qui reviendraient les ressources virtuelles du &#171; grand emprunt &#187;. Au moment donc, o&#249; le gouvernement de M. Sarkozy a voulu imposer le partage entre les &#171; excellents &#187; et les autres, entre les gagnants et les perdants, les vainqueurs et les vaincus, dans la concurrence libre et non fauss&#233;e qui devrait d&#233;sormais r&#233;gir ce que nous pensions &#234;tre un service public.
Je serai bref sur les &#171; jurys internationaux &#187; charg&#233;s de s&#233;lectionner les candidats : nomm&#233;s par le minist&#232;re (sous les esp&#232;ces de l'Agence nationale pour la recherche) pour ent&#233;riner les choix du minist&#232;re, leurs moindres erreurs &#233;tait corrig&#233;es par des coups de t&#233;l&#233;phone bien plac&#233;s, leur r&#244;le se bornant &#224; v&#233;rifier que les projets &#233;taient r&#233;dig&#233;s dans la langue du nouveau management de la science : &#171; gouvernance resserr&#233;e &#187;, &#171; innovation th&#233;matique &#187;, &#171; d&#233;marche qualit&#233; &#187;. Dans les communaut&#233;s scientifiques concern&#233;es, y compris parmi les candidats, ces caricatures de jury &#233;taient d'ailleurs l'objet d'un scepticisme g&#233;n&#233;ral, voire d'un m&#233;pris m&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et l'AERES dans cette affaire ? C'est une agence d'&#233;valuation ind&#233;pendante, expliquait-on, ses avis ont pour seul but de vous aider &#224; vous &#233;valuer vous-m&#234;mes et ainsi &#224; vous am&#233;liorer constamment, elle n'a rien &#224; voir avec les autorit&#233;s qui prennent des d&#233;cisions de financement. Sauf qu'il &#233;tait bien clair lorsque furent r&#233;dig&#233;s, dans la pr&#233;cipitation g&#233;n&#233;rale, les projets pour les &#171; initiatives d'excellence &#187; que seules des unit&#233;s not&#233;s A+ ou A par l'AERES pouvaient entrer dans un &#171; labex &#187;. Bien clair aussi qu'au sein des &#233;tablissements composant les super-universit&#233;s du futur (les &#171; idex &#187;), seul un &#171; p&#233;rim&#232;tre d'excellence &#187; b&#233;n&#233;ficierait de la manne du grand emprunt. Et pour &#234;tre inclus dans le dit p&#233;rim&#232;tre, bien s&#251;r, il fallait avoir &#233;t&#233; not&#233; A+ ou A. Etait ainsi instaur&#233;e une concurrence au couteau non seulement entre &#233;tablissements, mais aussi &#224; l'int&#233;rieur de chacun d'eux. Certains pr&#233;sidents d'universit&#233; l'ont bien compris, qui commencent &#224; moduler les ressources de leurs unit&#233;s de recherche en fonction de la note de l'AERES.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les &#171; initiatives d'excellence &#187; nous ont donc appris quelque chose d'important : quand l'AERES note, c'est pour exclure. Toutes les agences de notation du monde se ressemblent, &#224; cet &#233;gard : les notes de Moody's et Standard &amp; Poor's sont performatives. Lorsque celle d'un &#201;tat ou d'une entreprise est d&#233;grad&#233;e, le co&#251;t de ses emprunts s'&#233;l&#232;ve et ses difficult&#233;s s'accroissent. Une agence de notation a toujours raison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 15 d&#233;cembre 2011, l'AERES a d&#233;clar&#233; renoncer &#224; la notation globale des entit&#233;s (&#233;tablissements, formations, unit&#233;s de recherche), remplac&#233;e par &#171; une appr&#233;ciation textuelle courte b&#226;tie sur les notes multicrit&#232;res &#187; : moins de 1800 caract&#232;res, c'est la &#171; pens&#233;e tweet &#187;. Bien entendu, elle continue &#224; donner des notes s&#233;par&#233;ment pour chacun de ses &#171; crit&#232;res &#187; : que pourrait faire d'autre une agence de notation que noter ? Mais n'est-ce pas merveilleux : les &#233;valuateurs s'&#233;valuent, s'am&#233;liorent en &#233;coutant les objections, vous voyez bien que &#231;a marche ! Remarquons simplement que cette man&#339;uvre en recul a eu lieu apr&#232;s que furent distribu&#233;es les bonnes et mauvaises notes n&#233;cessaires au grand partage qui devait casser en deux l'universit&#233; fran&#231;aise. Cette mauvaise action &#233;tant accomplie, l'AERES pouvait renoncer sans trop d'inconv&#233;nient &#224; la notation globale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Noter, c'est pour r&#233;&#233;duquer
Plus banalement, nous avons depuis cinq ans fait une exp&#233;rience simple et fondamentale : par ses notations A+, A, B et C et la publication de celles-ci, l'AERES est parvenue &#224; mettre chacun en concurrence avec tous les autres et &#224; faire jouer &#224; tous la com&#233;die n&#233;cessaire pour avoir une chance de gagner. Dans les laboratoires, les formations d'enseignement, les &#233;tablissements, chacun est appel&#233; &#224; collaborer de pr&#232;s ou de loin &#224; la fabrication des &#233;pais documents requis tous les quatre ans par l'agence. C'est un gros effort collectif : par solidarit&#233; avec le groupe, personne n'aurait le coeur de s'y soustraire. J'ai derri&#232;re moi une carri&#232;re au CNRS avec un nombre incalculable de rapports d'activit&#233; individuels et d'&#233;quipe : je n'ai pourtant jamais vu autant de paperasse &#224; remplir qu'aujourd'hui avec l'AERES. Nous avions nagu&#232;re la libert&#233; de concevoir nos rapports comme nous l'entendions et d'y mettre du contenu autant que n&#233;cessaire : il y a maintenant un plan impos&#233;, des calibres, des fiches, des indicateurs &#224; calculer et, cerise sur le g&#226;teau, l'exercice grotesque de l'&#171; auto-&#233;valuation &#187; qui consiste, en substance, &#224; s'administrer &#224; soi-m&#234;me des crit&#232;res auxquels on ne croit pas. Tout cela pour remplir un dossier que les membres du comit&#233; de visite n'auront de toutes fa&#231;ons pas le temps de lire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, les rapports que nous &#233;crivons pour l'AERES, perte de temps et surtout d'estime de soi, b&#226;tissent des villages Potemkine, des fictions. Peu importe : ce qui compte, c'est que nous les ayons &#233;crits dans la crainte infantile de mal faire. Ce qui compte, c'est que s'implante dans les esprits la &#171; culture de l'&#233;valuation &#187;. Jamais je n'ai vu une telle f&#233;brilit&#233; dans les labos qu'avant le passage de l'AERES : on r&#233;p&#232;te la visite &#224; l'avance, parfois m&#234;me, &#224; l'&#233;chelle des &#233;tablissements, on fait appel &#224; un cabinet de conseil pour remplir le rapport comme il faut. Dans l'ensemble, les coll&#232;gues trouvent l'exercice inutile ou ridicule, mais c'est comme si nous avions peur de ne pas r&#233;ussir un examen. On s'applique donc &#224; r&#233;pondre &#224; toutes les questions, on finit par croire un peu qu'elles se posent r&#233;ellement. C'est ainsi que les managers de la science esp&#232;rent nous reprogrammer. Voil&#224; la vraie nouveaut&#233;, et elle est assez grave.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est en tout cas ainsi que les d&#233;cisions de l'agence de notation s'imposent. On n'y croit pas vraiment, mais c'est tout comme. S'il y a une note A plut&#244;t que A+, c'est qu'on a quitt&#233; le peloton de t&#234;te, s'il y a une note B, c'est sans doute qu'il y a un probl&#232;me : il n'y a pas de fum&#233;e sans feu. Les mal not&#233;s se rebellent ou rasent les murs. Les bien not&#233;s compatissent, mais n'en pensent pas moins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce sont l&#224; des situations et des interactions famili&#232;res : celles des cours de r&#233;cr&#233;ation de notre enfance et des distributions des prix. L'agence de notation n'est pas seulement faite pour exclure certains. Elle est faite pour infantiliser tout le monde. Elle peut esp&#233;rer ainsi qu'on ne se posera plus la question essentielle : que valent les notes qu'elle distribue ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'AERES &#233;value mal
Le vrai probl&#232;me que pose l'existence de l'AERES, c'est une d&#233;gradation profonde de la qualit&#233; de l'&#233;valuation scientifique dans notre pays. C'est une affaire tr&#232;s s&#233;rieuse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'agence se pr&#233;vaut de &#171; l'&#233;valuation par les pairs &#187; qui est, en effet, la norme reconnue internationalement dans les mondes savants. Elle s'efforce d'en cr&#233;er l'illusion, mais il ne s'agit malheureusement pas du tout de cela. D&#233;crivons les choses telles qu'elles se passent &#171; sur le terrain &#187;. Chacun, dans l'universit&#233; et la recherche, a pu rencontrer un jour un &#171; comit&#233; d'experts &#187; de l'AERES, certains ont pu aussi en &#234;tre membre. Au cours de ces visites, les &#233;changes sont g&#233;n&#233;ralement confraternels et courtois, parfois int&#233;ressants. Une fois franchi le d&#233;but un peu solennel de la rencontre, la demi-journ&#233;e ou la journ&#233;e se d&#233;roule sans encombre. Sans doute, on parle tr&#232;s peu des contenus scientifiques, des travaux en cours, des publications ; sans doute, personne dans le comit&#233; n'a lu celles-ci, parfois pas m&#234;me le rapport ; sans doute certains coll&#232;gues se croient tenus de piocher dans leur &#171; guide de l'expert &#187; une question gentiment impertinente et passablement absurde, &#224; laquelle on s'est efforc&#233; de r&#233;pondre ; on se quitte n&#233;anmoins les meilleurs amis du monde. Comme on dit, dans neuf cas sur dix : &#171; &#231;a s'est tr&#232;s bien pass&#233; &#187;. Encore l'infantilisation : on craignait donc que &#171; &#231;a se passe mal &#187; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour des dizaines d'universitaires qui n'avaient pas encore eu l'occasion de si&#233;ger dans une section du Conseil national des universit&#233;s (CNU) ou du Comit&#233; national de la recherche scientifique (CoNRS), c'est une exp&#233;rience nouvelle : cela prend un peu de temps, mais c'est gratifiant d'&#234;tre sollicit&#233; pour ce genre de t&#226;che. Pour des dizaines d'&#233;quipes de recherche ou des formations doctorales qui n'avaient jamais eu l'occasion d'exposer leurs activit&#233;s &#224; quiconque, c'est appr&#233;ciable qu'un groupe de coll&#232;gues s'int&#233;resse &#224; vous pendant quelques heures. Bref, la mise en sc&#232;ne du comit&#233; de visite fonctionne bien : nous pouvons croire que nous avons &#233;t&#233; &#233;valu&#233;s par nos pairs !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le probl&#232;me, c'est qu'il n'en est rien. Ce n'est pas le comit&#233; de visite qui a la responsabilit&#233; de r&#233;diger le rapport, c'est son seul pr&#233;sident. Le comit&#233;, form&#233; pour cette seule occasion et qui ne s'est donc jamais r&#233;uni avant, n'a souvent pas le temps de se r&#233;unir apr&#232;s la visite, ou alors un tr&#232;s bref moment en fin de journ&#233;e. Le pr&#233;sident n'est pas tenu de soumettre son rapport aux membres du comit&#233;, sauf s'il souhaite le faire pour des raisons d&#233;ontologiques. Il n'y a &#233;videment pas de vote, ni sur le rapport, ni sur la note.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut savoir aussi que le pr&#233;sident r&#233;dige seulement ce que la r&#233;glementation appelle un &#171; projet de rapport &#187;. Ce n'est pas lui qui a le dernier mot sur le texte, ce n'est pas lui non plus qui attribue la note. La validation du rapport et l'attribution de la note se font en &#171; groupe th&#233;matique &#187; de l'AERES. C'est ce qu'on appelle les &#171; r&#233;unions de restitution &#187; : le directeur de la section concern&#233;e r&#233;unit des pr&#233;sidents de comit&#233;s d'experts par th&#232;me ou discipline, avec la participation des permanents de l'agence. C'est dans ces r&#233;unions que l'on fixe les notes &#8211; en appliquant la politique de l'agence en mati&#232;re de crit&#232;res et de quotas. L'AERES a pour objectif des proportions maximales de notes A et A+, il faut qu'elles soient respect&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces proc&#233;dures, en tout cas, signifient une chose tr&#232;s simple et tr&#232;s fondamentale : l'agence de notation a d&#233;poss&#233;d&#233; les scientifiques de la ma&#238;trise de leurs crit&#232;res de jugement, de leur capacit&#233; &#224; d&#233;lib&#233;rer coll&#233;gialement, et finalement de leur comp&#233;tence &#224; &#233;valuer en dernier ressort. Les crit&#232;res, en effet, sont fix&#233;s dans des &#171; guides de l'expert &#187; d&#233;taill&#233;s qui ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;s par des professionnels de la &#171; d&#233;marche qualit&#233; &#187; assist&#233;s de quelques universitaires militants du management de la science ou, pour certains, soucieux de limiter les d&#233;g&#226;ts. Ces &#171; guides &#187; ont r&#233;cemment perdu un peu de poids et chang&#233; de titre : c'est maintenant &#171; le r&#233;f&#233;rentiel de l'AERES &#187; (38 pages). Il faut prendre la peine de lire cette litt&#233;rature, s'initier &#224; son jargon, appr&#233;cier aussi les efforts qu'ont fait les r&#233;dacteurs pour int&#233;grer les objections des scientifiques et leur faire croire qu'ils sont des leurs. C'est sympathique, peut-&#234;tre, mais surtout path&#233;tique. Car il faut lire aussi les documents disponibles dans les tr&#233;fonds du site de l'agence. &#171; Le manuel qualit&#233; de l'AERES &#187;, par exemple. On peut y surprendre ses dirigeants s'adresser &#224; leurs pairs &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne : &#171; Dans ce cadre, l'AERES s'engage &#224; mettre en &#339;uvre un syst&#232;me de management de la qualit&#233;, fond&#233; sur l'approche processus et adapt&#233; aux finalit&#233;s de l'action de l'agence dans l'ensemble de sa structure et de ses activit&#233;s. &#187; (p. 4) Mais quelle est donc cette langue ? Certainement pas celle que parlent celles et ceux qui font vivre, chaque jour, l'universit&#233; et la science dans ce pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, loin derri&#232;re les aimables coll&#232;gues qui viennent nous rendre visite, et sans que ceux-ci s'en rendent tr&#232;s clairement compte, il y a une tr&#232;s vaste machinerie. Elle comprend des institutions europ&#233;ennes puissantes, une constellation d'agences publiques ou priv&#233;es d' &#171; assurance qualit&#233; &#187;, des cabinets conseils, dont certains travaillent indiff&#233;remment pour des universit&#233;s, des administrations et des entreprises industrielles ou de services. C'est tout un monde, qu'Isabelle Bruno et d'autres chercheurs ont r&#233;cemment analys&#233; avec pr&#233;cision (La grande mutation. &#201;ducation et n&#233;olib&#233;ralisme en Europe, Syllepse, 2010 ; Benchmarking. L'&#201;tat sous pression statistique, La D&#233;couverte, 2013) : des gens et de l'argent, des techniques et des formations, des d&#233;bats doctrinaux, des logiciels, une id&#233;ologie prolif&#233;rante. C'est dans ce monde que l'AERES est all&#233;e mendier la l&#233;gitimit&#233; qu'elle n'a pas su conqu&#233;rir aupr&#232;s des communaut&#233;s qu'elle est cens&#233;e &#233;valuer : le 13 mai 2011, grande nouvelle, elle a &#233;t&#233; inscrite sur le European Quality Assurance Register for Higher Education. Apr&#232;s avoir &#233;t&#233; elle-m&#234;me &#233;valu&#233;e avec succ&#232;s, bien s&#251;r, par une agence bruxelloise encore plus bureaucratique qu'elle : l'ENQA, issue en 2004 de la d&#233;claration de Bologne de 1999, qui est dirig&#233;e par un comit&#233; compos&#233; de directeurs d'agences nationales d'&#233;valuation du type AERES.Asinus asinum fricat. Un point, encore, sur la question des crit&#232;res. Dans de nombreuses disciplines, et notamment les sciences humaines et sociales, les scientifiques mettent fortement en doute l'utilisation de crit&#232;res bibliom&#233;triques dans les &#233;valuations. Au nom d'une id&#233;e simple et fondamentale : ce qui importe, ce sont les contenus des publications et pas leur quantit&#233;, quels que soient les raffinements que l'on apporte &#224; mesurer celle-ci. L'acharnement bibliom&#233;trique n'est pas r&#233;cent : d&#232;s le d&#233;but des ann&#233;es 2000, c'&#233;tait la direction du CNRS elle-m&#234;me qui le promouvait, en m&#234;me temps que des agences comme la Fondation europ&#233;enne pour la science et son European Reference Index for the Humanities (ERIH). En France comme dans d'autres pays, pourtant, nombreux sont qui d&#233;noncent les immenses dangers de ces machines pour la qualit&#233; des &#233;valuations, mais aussi pour la survie du tissu si fragile des revues : une fois li&#233;e la notation des &#171; publiants &#187; &#224; celle des revues, l'engrenage est en route qui fera bient&#244;t dispara&#238;tre les revues moins bien en cour, qu'elles soient trop h&#233;t&#233;rodoxes, trop jeunes, trop pointues, trop interdisciplinaires ou trop innovantes. Sur ce front, les scientifiques ont parfois obtenu gain de cause : dans la plupart des disciplines de sciences humaines et sociales, l'AERES a d&#251; renoncer &#224; noter les revues. Mais l'embarras qu'elle affiche sur son site &#224; ce sujet montre bien que ce n'est que provisoire : elle reste en embuscade.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le m&#233;susage de la bibliom&#233;trie dans l'&#233;valuation scientifique n'est d'ailleurs qu'une des facettes d'un probl&#232;me plus large, qui r&#233;sulte de l'existence m&#234;me de l'AERES ou de toute autre institution fonctionnant sur les m&#234;mes principes : si les scientifiques se laissent d&#233;poss&#233;der de l'&#233;laboration autonome de leurs crit&#232;res et proc&#233;dures de jugement, il est in&#233;vitable que la bibliom&#233;trie occupe un jour le terrain qu'ils auront abandonn&#233; aux managers de la science.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'AERES n'est pas r&#233;formable
Si la qualit&#233; des &#233;valuations de l'AERES est d&#233;plorable, cela tient &#224; ses proc&#233;dures et ses crit&#232;res. Mais cela r&#233;sulte plus fondamentalement de sa structure institutionnelle, qui la prive de toute l&#233;gitimit&#233; et de toute ind&#233;pendance vis-&#224;-vis du pouvoir politique et de l'id&#233;ologie manag&#233;riale que celui-ci, obstin&#233;ment, promeut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment pourrait &#234;tre ind&#233;pendante une organisation qui, du haut jusque en bas, est fond&#233;e sur la d&#233;signation : d&#233;signation des dirigeants par le ministre et d&#233;signation en cascade des &#171; experts &#187; par les dirigeants nomm&#233;s par le ministre, jusqu'aux pr&#233;sidents des comit&#233;s de visite et aux membres de ceux-ci ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le ministre nomme par d&#233;cret le pr&#233;sident de l'agence et son conseil (art. 2). Sur proposition du pr&#233;sident, le conseil nomme les directeurs des trois &#171; sections &#187;, charg&#233;es respectivement des unit&#233;s de recherche, des formations et dipl&#244;mes, des &#233;tablissements. Pour plus de s&#251;ret&#233;, c'est aussi le conseil (ou une formation sp&#233;cialis&#233;e en son sein) qui valide les avis des sections sur les entit&#233;s &#233;valu&#233;es (art. 6). Vous avez bien lu : ce sont donc des gens directement nomm&#233;s par le ministre qui sont appel&#233;s &#224; approuver les notes et avis &#233;dict&#233;s par l'agence sur les unit&#233;s de recherche ou les universit&#233;s de ce pays !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ind&#233;pendance des pr&#233;sidents de l'AERES ? Qu'on en juge. Le pr&#233;sident actuel Didier Houssin, nomm&#233; en 2011, professeur et praticien hospitalier &#224; l'universit&#233; Paris V, fut directeur de la politique m&#233;dicale &#224; l'Assistance publique-H&#244;pitaux de Paris de 2003 &#224; 2005 et directeur g&#233;n&#233;ral de la sant&#233; au minist&#232;re du m&#234;me nom de 2005 &#224; 2011, sous les pr&#233;sidences de MM. Chirac et Sarkozy. Sa science dans l'art de survivre aux pr&#233;sidents et, surtout, de faire maigrir l'h&#244;pital public n'est pas contestable. Curieusement, son pr&#233;d&#233;cesseur Jean-Fran&#231;ois Dhainaut (2007-2011) &#233;tait, lui aussi, professeur de m&#233;decine &#224; Paris V. C'est un grand ind&#233;pendant : il a pr&#233;sid&#233; le comit&#233; scientifique d'organisation de la convention de l'UMP sur l'enseignement sup&#233;rieur et la recherche qui s'est tenue en octobre 2006. Ancien pr&#233;sident de Paris V (2004-2007), il a fait depuis une jolie reconversion &#224; la t&#234;te du Haut conseil des bio-technologies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le reste du conseil de l'AERES est &#224; l'avenant : jusqu'aux membres nomm&#233;s &#171; sur proposition des instances d'&#233;valuation comp&#233;tentes en mati&#232;re d'enseignement sup&#233;rieur et de recherche &#187; qui sont suspects d'&#234;tre aux ordres. Trois des quatre personnes nomm&#233;es &#224; ce titre en mai 2011 par Mme P&#233;cresse l'ont &#233;t&#233; sans que soient saisies les instances scientifiques qui &#233;taient suppos&#233;es les pr&#233;senter. Des faux ont m&#234;me &#233;t&#233; produits pour justifier de d&#233;lib&#233;rations fictives.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Membre de ce conseil depuis le 21 d&#233;cembre 2012 sur proposition du pr&#233;sident du S&#233;nat, est aussi Michel Berson, s&#233;nateur socialiste de l'Essonne, qui vibrait quelques jours plus t&#244;t dans Le Monde (13 d&#233;cembre) &#224; &#171; l'enjeu essentiel li&#233; &#224; l'existence de l'AERES : la qualit&#233; et la performance de notre syst&#232;me de recherche et d'enseignement sup&#233;rieur. &#187; On ne s'&#233;tonnera pas que le 1er mars dernier le conseil de l'AERES se soit lui aussi insurg&#233; contre son &#171; injustifiable suppression &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les dirigeants de l'AERES, en tous cas, se savent au bord de la roche tarp&#233;ienne : des critiques s&#233;v&#232;res de l'institution montent de toutes parts et se sont m&#234;me fait entendre jusque dans les r&#233;unions soigneusement feutr&#233;es des Assises organis&#233;es par Mme Fioraso. Le rapport Le D&#233;aut en a pris acte et recommande de remplacer l'agence par un institut &#171; ind&#233;pendant &#187; qui risque de lui ressembler beaucoup mais qui, quand m&#234;me, constituerait un d&#233;saveu cuisant. La ministre elle-m&#234;me annon&#231;ait le 20 d&#233;cembre dernier &#224; la Conf&#233;rence des pr&#233;sidents d'universit&#233; que l'AERES serait supprim&#233;e. Or, l'institution est devenue une tr&#232;s grosse et co&#251;teuse machine (16-17 millions d'euros l'an) o&#249; convergent de nombreux int&#233;r&#234;ts : c'est une arme pr&#233;cieuse pour les z&#233;lotes du nouveau management public, un moyen d'influence sans risque pour les ambitieux, un refuge pour les fatigu&#233;s de la recherche, une source de revenus substantiels pour certains. Les chiffres ne sont pas publi&#233;s, mais on a de bonnes raisons de penser que l'indemnit&#233; de fonction dont b&#233;n&#233;ficie le pr&#233;sident de l'AERES (et qui s'ajoute bien s&#251;r &#224; son traitement de professeur) s'&#233;l&#232;ve annuellement &#224; 75 000 euros. L'indemnit&#233; des directeurs des sections serait plus modeste : 25 000 euros. Cela ne vaut certes pas celles que M. Descoings et ses amis s'&#233;taient attribu&#233;es &#224; Sciences Po, mais ce n'est pas loin de la prime dont b&#233;n&#233;ficient bien des pr&#233;sidents d'universit&#233;, sans pr&#233;senter l'inconv&#233;nient d'avoir &#224; se faire &#233;lire et avec l'avantage d'avoir quelque chance, au terme du job &#224; l'AERES, d'&#234;tre reclass&#233; ailleurs dans le management des institutions acad&#233;miques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une sociologie d&#233;taill&#233;e de ce petit monde serait &#224; faire, qui mettrait sans doute en lumi&#232;re une s&#233;rie de trajectoires typiques qui font d'universitaires ordinaires des bureaucrates patent&#233;s. Ceux-ci disposent de pouvoirs d'autant plus excessifs qu'on les retrouve dans toutes les instances cr&#233;&#233;es depuis 2005 pour &#171; piloter &#187; par en haut la recherche fran&#231;aise : dans les d&#233;funts comit&#233;s de la &#171; Strat&#233;gie nationale de recherche et d'innovation &#187; (SNRI), dans ceux de l'Agence nationale de la recherche (ANR), dans les conseils d'administration des P&#244;les de recherche et d'enseignement sup&#233;rieur (PRES) ou des grosses universit&#233;s, et m&#234;me dans les directions scientifiques du CNRS. On dirait les participations crois&#233;es dans les conseils d'administration des entreprises du CAC 40 ou, pour faire plaisir &#224; M. All&#232;gre, une sorte de nomenklatura. Plac&#233;e aux commandes &#224; l'&#233;poque de M. Sarkozy, elle entend bien y rester sous la pr&#233;sidence de M. Hollande.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voil&#224; quel est, pour ces gens-l&#224;, le v&#233;ritable enjeu du maintien de l'AERES ou, faute de mieux, de sa reconversion douce en &#171; Institut d'&#233;valuation de la recherche et de l'enseignement sup&#233;rieur &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Reconstruire une &#233;valuation de qualit&#233; dans l'enseignement sup&#233;rieur et la recherche
Une &#233;valuation digne de ce nom n&#233;cessite que l'on reconsid&#232;re ensemble la question des crit&#232;res et proc&#233;dures et celle du mode de d&#233;signation des &#233;valuateurs. Car tout se tient : c'est parce qu'elle nomme de fa&#231;on discr&#233;tionnaire des &#171; experts &#187; qui ne tiennent leur autorit&#233; que de cette nomination que l'AERES peut leur imposer ses guides et ses normes. N'ayons pas peur d'&#234;tre un brin solennel : ce qui menace nos institutions universitaires si les professionnels de la qualit&#233; restent au commandes, c'est la progressive dissolution de nos normes professionnelles, c'est l'anomie. Quelques ann&#233;es encore de ce r&#233;gime et les communaut&#233;s scientifiques fran&#231;aises auront perdu leur capacit&#233; &#224; &#233;laborer, discuter, transmettre leurs propres crit&#232;res de jugement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est donc grand temps de mettre ou de remettre au centre de toute &#233;valuation la d&#233;lib&#233;ration collective, au sein de coll&#232;ges dot&#233;s d'une p&#233;rennit&#233; suffisante et l&#233;gitim&#233;s par l'&#233;lection &#8211; des instances pour lesquelles &#233;valuer ait pour finalit&#233; de faire mieux et non de cr&#233;er artificiellement des perdants. Cela, le Comit&#233; national de la recherche scientifique (CoNRS) sait le faire depuis des d&#233;cennies (comme les instances &#233;quivalentes des autres organismes nationaux de recherche) et le Conseil national des universit&#233;s (CNU), au-del&#224; de ses missions actuelles, peut parfaitement aussi s'y engager. Ce ne sont pas des institutions parfaites, tant s'en faut. Mais elles ont ceci d'irrempla&#231;able que les scientifiques en &#233;lisent la majorit&#233; des membres. Choisies par les communaut&#233;s qu'elles ont la charge d'&#233;valuer, elles ont des comptes &#224; rendre &#224; celles-ci, pas aux agences bruxelloises d'assurance de la qualit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;CoNRS et CNU constituent le cadre institutionnel qui rend possible ce que le sociologue Nicolas Dodier a d&#233;crit comme une &#171; objectivit&#233; coll&#233;giale bas&#233;e sur la constitution de petites communaut&#233;s de chercheurs r&#233;unis dans des commissions et plac&#233;s en position d'&#233;valuateurs le temps d'un mandat &#187;. Un groupe de personnes, majoritairement &#233;lues, travaille ensemble dans la dur&#233;e. Ce groupe &#233;labore lui-m&#234;me ses crit&#232;res et m&#233;thodes et les rend publics. Des rapporteurs prennent connaissance des dossiers, g&#233;n&#233;ralement en profondeur. Il fait partie de leurs t&#226;ches de lire les publications essentielles. Ils s'engagent personnellement dans leur rapport, ils formulent une opinion qu'ils doivent soutenir devant les autres et l'avis collectif de la commission est &#233;labor&#233; et adopt&#233; en r&#233;union. Bien entendu, on ne note pas. Si c'est n&#233;cessaire, on classe en fonction de la question pos&#233;e (renouvellement d'une unit&#233;, aide &#224; un colloque ou &#224; une revue, etc. ; ou, s'agissant des individus : recrutement, promotion). Sinon, l'objectif est de rep&#233;rer d'&#233;ventuelles difficult&#233;s et d'aider &#224; les r&#233;soudre, pas de fixer une cote en bourse. Le rapport concernant l'entit&#233; &#233;valu&#233;e est communiqu&#233; &#224; celle-ci et non affich&#233; urbi et orbi et, bien entendu, les int&#233;ress&#233;s peuvent formuler des observations sur ce document.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des normes professionnelles, constamment reprises et modifi&#233;es r&#233;sultent de ce processus. Au fil des ann&#233;es, des centaines d'enseignants-chercheurs, de chercheurs, d'ing&#233;nieurs ont contribu&#233; &#224; les &#233;laborer et &#224; les transmettre : ils ne sont pas pay&#233;s pour cela, cela fait partie de leurs t&#226;ches, tout simplement. Issus d'institutions, r&#233;gions, sp&#233;cialit&#233;s, courants divers, anim&#233;s de convictions et li&#233;s &#224; des r&#233;seaux vari&#233;s, ils collaborent entre eux en se disputant, bien s&#251;r, de temps en temps : dans le monde aujourd'hui comme dans la Sorbonne d'Ab&#233;lard, la disputatio est essentielle pour la vitalit&#233; de la science.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout le monde sait, en politique, que celui qui a gagn&#233; la bataille des mots a d&#233;j&#224; gagn&#233;. C'est en effet tout un vocabulaire que les nouvelles instances de pilotage s'efforcent d'imposer pour gommer la n&#233;cessit&#233; de la libre d&#233;lib&#233;ration entre pairs : en bonne place y figure l' &#171; expertise &#187;. L'ANR recrute des &#171; experts &#187; pour juger les projets, Bruxelles l'avait pr&#233;c&#233;d&#233;e dans cette voie, l'AERES munit ses comit&#233;s de visite d'un &#171; guide de l'expert &#187; et nous serions, dans les comit&#233;s de lecture de nos revues ou les comit&#233;s scientifiques de nos colloques, rien moins que des &#171; experts &#187;. Que nous soyons, dans l'ensemble, comp&#233;tents dans nos domaines respectifs, je l'esp&#232;re. C'est cette pr&#233;somption qui nous rend &#233;ligibles &#224; participer &#224; l'&#233;valuation de nos pairs, de leurs travaux, de leurs projets. Mais cela fait-il de nous des &#171; experts &#187; ? Accepter ce coup de baguette magique symbolique, c'est oublier une caract&#233;ristique fondamentale de la science : elle est construite sur la controverse, elle est valid&#233;e par le libre d&#233;bat public au sein des communaut&#233;s savantes. C'est pourquoi l'autorit&#233; attribu&#233;e &#224; l' &#171; expert &#187; repose sur une double supercherie : d'abord faire croire que les savants sont toujours d'accord entre eux, ensuite faire le silence sur la proc&#233;dure de l'arbitrage entre leurs opinions. Ce dernier point est crucial dans les machines que la politique actuelle a mises en place : les &#171; experts &#187; remplissent leurs fiches et l'administration, bien &#224; l'abri, d&#233;cide. &#192; ces fictions grosses de dangers, il convient d'opposer une vision claire : l'enseignement sup&#233;rieur et la recherche ont besoin d'&#233;valuations &#233;labor&#233;es de fa&#231;on collective, contradictoire et publique, au sein d'instances mandat&#233;es pour cette t&#226;che par la communaut&#233; au nom de laquelle elles portent des jugements, jugements dont elles ont &#224; r&#233;pondre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors, adieu &#224; l'AERES et &#224; ses &#171; experts &#187; et bienvenue aux institutions repr&#233;sentatives des communaut&#233;s savantes, que la loi d'orientation bient&#244;t d&#233;battue au Parlement se doit de remettre au c&#339;ur du dispositif d'&#233;valuation scientifique dans notre pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Christian Topalov (directeur d'&#233;tudes &#224; l'EHESS)
le 16 mai 2013&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En savoir plus&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pourquoi les contrats d'ATER deviennent de plus en plus rares et pourquoi ce n'est pas pr&#232;s de s'inverser</title>
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		<dc:creator>Matthieu H&#233;ly</dc:creator>



		<description>Agrandir l'image ci-dessous. Agrandir l'image ci-dessous. Agrandir l'image ci-dessous. Agrandir l'image ci-dessous. NB : L'ann&#233;e 2008 co&#239;ncide avec la mise en oeuvre de la LRU (vot&#233;e en ao&#251;t 2007). L'UPO-Nanterre est pass&#233;e aux responsabilit&#233;s et comp&#233;tences &#233;largies (autonomie budg&#233;taire compl&#232;te) en 2012. A partir de 2011, les doctorants contractuels n'enseignent plus en premi&#232;re ann&#233;e d'exercice. Le co&#251;t horaire d'un doctorant-contractuel &#233;tant plus &#233;lev&#233; qu'une heure compl&#233;mentaire assur&#233;e par un (...)

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&lt;a href="http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;L'&#233;tat de la discipline et ses conditions d'exercice&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://sociolog.cluster003.ovh.net/IMG/arton171.jpg&quot; width='150' height='114' style='height:114px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://sociolog.cluster003.ovh.net/IMG/png/Contrats_ATER.png&quot; title=&quot;Nombre de contrats d'ATER&quot; class=&quot;thickbox&quot;
&gt;Agrandir l'image ci-dessous.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_143 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://sociolog.cluster003.ovh.net/IMG/png/Contrats_ATER-2.png' width='500' height='307' alt=&quot;&quot; style='height:307px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://sociolog.cluster003.ovh.net/IMG/png/Heures.png&quot; title=&quot;Bilans sociaux de l'&#233;tablissement&quot; class=&quot;thickbox&quot;
&gt;Agrandir l'image ci-dessous.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_140 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://sociolog.cluster003.ovh.net/IMG/png/Heures.png' width='500' height='306' alt=&quot;&quot; style='height:306px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://sociolog.cluster003.ovh.net/IMG/png/Vacataires.png&quot; title=&quot;Bilans sociaux de l'&#233;tablissement UPO&quot; class=&quot;thickbox&quot;
&gt;Agrandir l'image ci-dessous.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_141 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://sociolog.cluster003.ovh.net/IMG/png/Vacataires.png' width='500' height='308' alt=&quot;&quot; style='height:308px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://sociolog.cluster003.ovh.net/IMG/png/Statuts_vacataires.png&quot; title=&quot;Bilan social de l'&#233;tablissement UPO en 2011&quot; class=&quot;thickbox&quot;
&gt;Agrandir l'image ci-dessous.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_142 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://sociolog.cluster003.ovh.net/IMG/png/Statuts_vacataires.png' width='500' height='321' alt=&quot;&quot; style='height:321px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;NB : L'ann&#233;e 2008 co&#239;ncide avec la mise en oeuvre de la LRU (vot&#233;e en ao&#251;t 2007). L'UPO-Nanterre est pass&#233;e aux responsabilit&#233;s et comp&#233;tences &#233;largies (autonomie budg&#233;taire compl&#232;te) en 2012. A partir de 2011, les doctorants contractuels n'enseignent plus en premi&#232;re ann&#233;e d'exercice. Le co&#251;t horaire d'un doctorant-contractuel &#233;tant plus &#233;lev&#233; qu'une heure compl&#233;mentaire assur&#233;e par un titulaire ou un vacataire. L'effondrement des contrats d'ATER s'explique en grande partie par le transfert de la charge financi&#232;re (non compens&#233;e par les dotations de l'Etat) &#224; l'&#233;tablissement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;f&#233;rentiel de comp&#233;tences en Licence</title>
		<link>http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?article170</link>
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		<dc:date>2013-05-14T15:24:54Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Matthieu H&#233;ly</dc:creator>



		<description>Message du 14 mai 2013 sur la liste ASES Bonjour, Au-del&#224; de la question de l'affichage des dipl&#244;mes, cette nouvelle nomenclature est &#224; rapporter aussi au &#171; r&#233;f&#233;rentiel des comp&#233;tences &#187; qui, &#224; terme, devrait servir &#224; habiliter les formations et donc sans doute &#224; les normaliser. Je ne sais plus si ce document est pass&#233; sur la liste, je le mets donc en pi&#232;ce jointe et on trouvera p.33 le r&#233;f&#233;rentiel de la sociologie. Concernant le domaine &#171; droit &#233;conomie gestion &#187;, ce r&#233;f&#233;rentiel a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; par un (...)

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&lt;a href="http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Pratiques p&#233;dagogiques en milieu universitaire non temp&#233;r&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Message du 14 mai 2013 sur la liste ASES&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bonjour,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au-del&#224; de la question de l'affichage des dipl&#244;mes, cette nouvelle nomenclature est &#224; rapporter aussi au &#171; r&#233;f&#233;rentiel des comp&#233;tences &#187; qui, &#224; terme, devrait servir &#224; habiliter les formations et donc sans doute &#224; les normaliser. Je ne sais plus si ce document est pass&#233; sur la liste, je le mets donc en pi&#232;ce jointe et on trouvera p.33 le r&#233;f&#233;rentiel de la sociologie.
Concernant le domaine &#171; droit &#233;conomie gestion &#187;, ce r&#233;f&#233;rentiel a &#233;t&#233; &#233;labor&#233; par un petit groupe de travail officieux compos&#233; de responsables de la Conf&#233;rence des Directeurs d'UFR d'&#233;co et gestion, de la FNEGE et de juristes influents au niveau du minist&#232;re. Ce petit groupe a &#233;t&#233; mis en place &#224; l'initiative du &#171; comit&#233; orientation licence &#187; constitu&#233; par P&#233;cresse et qui a court-circuit&#233; le &#171; comit&#233; de suivi licence &#187; au sein duquel &#233;taient repr&#233;sent&#233;s notamment des &#233;lus du CNESER. J'ignore ce qu'il en a &#233;t&#233; pour la sociologie mais au niveau L il me semble que les enjeux se situent surtout du c&#244;t&#233; de la d&#233;finition du contenu de ce r&#233;f&#233;rentiel dont on ne connait pas encore pr&#233;cis&#233;ment le statut.
De ce que j'ai pu comprendre, il s'articule en tout cas avec la volont&#233; de rationaliser les intitul&#233;s des formations dont le nombre a explos&#233; suite au passage au LMD. Selon un document provisoire du minist&#232;re, on passerait de 322 licences existantes &#224; 43 (tous domaines confondus). Cette rationalisation r&#233;pond &#224; un souci affich&#233; de lisibilit&#233;, de transparence pour les &#233;tudiants mais aussi, comme tjs, pour les entreprises. On peut comprendre la crispation des enseignants chercheurs soucieux de la visibilit&#233; de leur dipl&#244;me, mais cette rationalisation formelle des intitul&#233;s n'est peut-&#234;tre pas une mauvaise chose en soi si elle peut contrarier un peu la logique d'&#233;tablissement et donc r&#233;duire les disparit&#233;s entre &#233;tudiants &#224; l'&#233;chelle du territoire. Ce qu'il est important de pr&#233;venir, je crois, c'est qu'elle ne se traduise par une multiplication du nombre de dipl&#244;mes d'&#233;tablissement et que le r&#233;f&#233;rentiel n'aboutisse pas &#224; r&#233;duire la place des savoirs &#171; critiques &#187; au profit d'une pseudo professionnalisation vou&#233;e de toute fa&#231;on &#224; &#234;tre inefficace au niveau du L &#233;tant donn&#233; la concurrence (IUT, STS, &#233;cole de commerce, etc.). Bien cordialement,
Brice Le Gall&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_137 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://sociolog.cluster003.ovh.net/IMG/pdf/referentiel_des_competences.pdf&quot; title='PDF - 825.3 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://sociolog.cluster003.ovh.net/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 825.3 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-137 spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rentiel de comp&#233;tences en L MESR&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Nouvelle nomenclature d'intitul&#233;s de licences et masters : quid de la sociologie ? </title>
		<link>http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?article169</link>
		<guid isPermaLink="true">http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?article169</guid>
		<dc:date>2013-05-13T07:13:48Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fanny Jedlicki</dc:creator>



		<description>Le minist&#232;re fait actuellement circuler dans les diff&#233;rentes universit&#233;s des propositions de nomenclature d'intitul&#233;s de licence et de master. Ces derni&#232;res correspondent &#224; des objectifs de r&#233;duction du nombre d'intitul&#233;s (une centaine en licence). Ces propositions sont relay&#233;es aupr&#232;s de certains UFR ou d&#233;partements, &#224; qui il est demand&#233; de donner leur avis. On peut s'&#233;tonner de la m&#233;thode ayant permis d'&#233;tablir ces listes, et de celle consistant &#224; les faire &#233;voluer/graver dans le marbre, sans aucune (...)

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&lt;a href="http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Pratiques p&#233;dagogiques en milieu universitaire non temp&#233;r&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le minist&#232;re fait actuellement circuler dans les diff&#233;rentes universit&#233;s des propositions de nomenclature d'intitul&#233;s de licence et de master. Ces derni&#232;res correspondent &#224; des objectifs de r&#233;duction du nombre d'intitul&#233;s (une centaine en licence). Ces propositions sont relay&#233;es aupr&#232;s de certains UFR ou d&#233;partements, &#224; qui il est demand&#233; de donner leur avis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut s'&#233;tonner de la m&#233;thode ayant permis d'&#233;tablir ces listes, et de celle consistant &#224; les faire &#233;voluer/graver dans le marbre, sans aucune concertation organis&#233;e et sans participation, &#224; notre connaissance, des associations professionnelles &#224; ce d&#233;bat.
On peut aussi bien s&#251;r s'&#233;tonner de la contradiction entre l'autonomie des universit&#233;s vers laquelle on nous pousse toujours plus, et l'&#233;laboration centralis&#233;e d'une nomenclature qui agira certainement ensuite comme puissant outil de normalisation des universit&#233;s.
N&#233;anmoins, dans la perspective d'un cadrage national des dipl&#244;mes, cette nomenclature n'est pas aberrante.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sauf que, concernant la sociologie, il est &#233;tonnant de voir que seuls trois intitul&#233;s de master sont propos&#233;s (Sociologie, d&#233;mographie et sciences sociales), ce qui ne rend pas compte de la diversit&#233; de l'offre de masters (notamment professionnels) propos&#233;e par les d&#233;partements de sociologie ou incluant de la sociologie. Cette diversit&#233; est pourtant pr&#233;sente pour les intitul&#233;s d'&#233;conomie, gestion, droit, etc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avant de faire un communiqu&#233; ou des propositions au minist&#232;re, le CA de l'ASES aimerait recueillir et centraliser les avis des coll&#232;gues, en r&#233;f&#233;rence &#224; leur situation locale, sur cette nomenclature. Il pourrait &#234;tre int&#233;ressant de proposer au minist&#232;re une nomenclature pour la sociologie, pour remplacer la pauvret&#233; de celle qu'il nous propose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous vous proposons de faire remonter vos avis et informations sur le sujet via ce &lt;a href=&quot;http://question.u-paris10.fr/index.php?sid=63462&amp;newtest=Y&amp;lang=fr&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;questionnaire&lt;/a&gt;, afin que nous puissions envoyer au minist&#232;re un communiqu&#233; inform&#233; des diverses situations locales :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N'h&#233;sitons pas non plus &#224; en d&#233;battre ouvertement sur notre liste de diffusion afin de faire contre-poids &#224; l'opacit&#233; des situations locales comme de l'isolement de certain-e-s coll&#232;gues et &#233;quipes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mai 2013, le CA de l'ASES.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Situation budg&#233;taire des universit&#233;s selon l'AEF</title>
		<link>http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?article168</link>
		<guid isPermaLink="true">http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?article168</guid>
		<dc:date>2013-04-30T08:43:37Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Matthieu H&#233;ly</dc:creator>



		<description>Source AEF : Situation budg&#233;taire des universit&#233;s selon l'AEF

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&lt;a href="http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;L'&#233;tat de la discipline et ses conditions d'exercice&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://sociolog.cluster003.ovh.net/IMG/arton168.jpg&quot; width='150' height='114' style='height:114px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://www.aef.info/public/fr/abonne/newsletter/newsletter_detail.php?id=6226&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;Source AEF&lt;/a&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;dl class='spip_document_144 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;a href=&quot;http://sociolog.cluster003.ovh.net/IMG/pdf/Elements_budgetaires_Universites_printemps_2013_AEF.pdf&quot; title='PDF - 283.3 ko' type=&quot;application/pdf&quot;&gt;&lt;img src='http://sociolog.cluster003.ovh.net/local/cache-vignettes/L52xH52/pdf-eb697.png' width='52' height='52' alt='PDF - 283.3 ko' style='height:52px;width:52px;' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;dt class='crayon document-titre-144 spip_doc_titre' style='width:120px;'&gt;&lt;strong&gt;Situation budg&#233;taire des universit&#233;s selon l'AEF&lt;/strong&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Structure des dipl&#244;mes d&#233;livr&#233;s par ann&#233;e, INSEE</title>
		<link>http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?article167</link>
		<guid isPermaLink="true">http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?article167</guid>
		<dc:date>2013-04-28T08:49:54Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Matthieu H&#233;ly</dc:creator>



		<description>Les Masters mixtes (R et P) sont pass&#233;s de 0,6% en 2006 &#224; 5,3% de l'ensemble des dipl&#244;mes d&#233;livr&#233;s en 2010. Agrandir l'image ci-dessous.

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&lt;a href="http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Pratiques p&#233;dagogiques en milieu universitaire non temp&#233;r&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les Masters mixtes (R et P) sont pass&#233;s de 0,6% en 2006 &#224; 5,3% de l'ensemble des dipl&#244;mes d&#233;livr&#233;s en 2010.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://sociolog.cluster003.ovh.net/IMG/png/Structure diplomes.png&quot; title=&quot;Structure des dipl&#244;mes d&#233;livr&#233;s par ann&#233;e&quot; class=&quot;thickbox&quot;
&gt;Agrandir l'image ci-dessous.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_134 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://sociolog.cluster003.ovh.net/IMG/png/Structure_diplomes.png' width='500' height='305' alt=&quot;Structure des dipl&#244;mes d&#233;livr&#233;s par ann&#233;e&quot; title=&quot;Structure des dipl&#244;mes d&#233;livr&#233;s par ann&#233;e&quot; style='height:305px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bref retour sur la condition universitaire, Christian Laval</title>
		<link>http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?article166</link>
		<guid isPermaLink="true">http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?article166</guid>
		<dc:date>2013-04-24T14:00:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Matthieu H&#233;ly</dc:creator>



		<description>par Christian Laval(1), professeur de sociologie, Paris Ouest Nanterre La D&#233;fense. Texte issu du mensuel du Snesup, n&#176;614, avril 2013. La r&#233;gulation nouvelle de la recherche et de l'enseignement sup&#233;rieur doit &#234;tre comprise en relation avec les principales dimensions de la &#171; nouvelle condition universitaire &#187; que sont l'h&#233;t&#233;ronomie, la pr&#233;carit&#233; et l'exploitation. Les conditions de travail en milieu universi- taire se sont nettement d&#233;grad&#233;es, ce constat est presque unanime lorsqu'on &#233;coute ceux qui (...)

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&lt;a href="http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;L'&#233;tat de la discipline et ses conditions d'exercice&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;par Christian Laval(1), professeur de sociologie, Paris Ouest Nanterre La D&#233;fense.
Texte issu du &lt;a href=&quot;http://www.snesup.fr/Presse-et-documentation?aid=6672&amp;ptid=5&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;mensuel du Snesup, n&#176;614, avril 2013&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;La r&#233;gulation nouvelle de la recherche et de l'enseignement sup&#233;rieur doit &#234;tre comprise en relation avec les principales dimensions de la &#171; nouvelle condition universitaire &#187; que sont l'h&#233;t&#233;ronomie, la pr&#233;carit&#233; et l'exploitation.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les conditions de travail en milieu universi- taire se sont nettement d&#233;grad&#233;es, ce constat est presque unanime lorsqu'on &#233;coute ceux
qui ont assez de recul pour en juger. Allon- gement du temps de travail, alourdissement et multiplication des t&#226;ches, pression r&#233;currente de l'&#233;valuation et de la mise en concurrence pour l'obtention de cr&#233;dits : les nouvelles contraintes s'ajoutent les unes aux autres jus- qu'&#224; provoquer lassitude et parfois burn out. Le monde professionnel de l'enseignement sup&#233;rieur et de la recherche n'&#233;chappe pas ou plus &#224; une &#233;volution g&#233;n&#233;rale qui voit &#171; le m&#233;tier &#187; attaqu&#233; par des formes d'emploi, des pratiques manag&#233;riales et des normes qui ab&#238;- ment le &#171; travail &#187;, qui nuisent &#224; l'ouvrage bien fait, qui m&#233;connaissent la valeur de l'&#234;tre et du faire. Le comble de la d&#233;gradation est bien s&#251;r atteint avec l'extension de la pr&#233;carit&#233;, et avec toutes les formes d'exploitation du travail gratuit auxquelles est tout particuli&#232;re- ment tenu un nombre toujours croissant de jeunes chercheurs.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Mutation du travail universitaire : r&#233;duction progressive de
l'autonomie du champ scientifique
&lt;/h3&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;gradation des conditions est en r&#233;alit&#233; &#224; ressaisir dans une mutation plus large du tra- vail et du milieu universitaires, qui affecte conduites et subjectivit&#233;s des professionnels. H&#233;t&#233;ronomie, pr&#233;carit&#233; et exploitation, ces trois dimensions de la &#171; nouvelle condition uni- versitaire &#187; sont ins&#233;parables de ce qu'on appelle &#171; l'&#233;conomie de la connaissance &#187;, c'est-&#224;-dire l'ensemble des dispositifs et des normes qui composent et imposent peu &#224; peu une r&#233;gulation nouvelle de la recherche et de l'enseignement sup&#233;rieur. Certains, qui n'en connaissent ni l'origine ni la port&#233;e, ont voulu voir dans cette expression une recon- naissance de la valeur sociale de la connais- sance. Elle signifie plut&#244;t que la connaissance doit d&#233;sormais &#234;tre regard&#233;e comme une valeur strictement &#233;conomique, de premi&#232;re importance sans doute, mais pour une raison fondamentale qui n'a plus grand-chose &#224; voir, du moins directement, avec la &#171; v&#233;rit&#233; &#187;, un mot d'ailleurs assez d&#233;suet dans le lexique officiel du &#171; pilotage &#187;. Cette
valeur de la connaissance trouve son fondement non plus dans une meilleure compr&#233;hension du monde, comme c'&#233;tait le cas peu ou prou dans l'ancien &#171; esprit de la science &#187;, mais dans son effica- cit&#233; op&#233;ratoire, ou mieux dans la performance &#233;conomique qu'elle permet d'am&#233;liorer. L'&#233;volution n'est pas nouvelle, elle n'est pas seulement fran&#231;aise, pas plus qu'elle n'est endog&#232;ne au seul univers des savoirs et de l'enseignement. Cette transformation est pro- fond&#233;ment li&#233;e &#224; la fois aux transformations du capitalisme et aux politiques n&#233;olib&#233;rales mises en &#339;uvre par les &#201;tats. Ce qui caract&#233;rise, dans la pratique, cette nouvelle r&#233;gulation de l'universit&#233; et de la recherche c'est la d&#233;pen- dance politique &#224; l'&#233;gard d'instances elles- m&#234;mes soumises aux imp&#233;ratifs de &#171; comp&#233;- titivit&#233; &#187;, c'est la r&#233;duction progressive de l'autonomie du champ scientifique par les modalit&#233;s de son financement et de son &#233;va- luation, c'est sa normalisation par la mise en &#339;uvre, en son propre sein, des normes du march&#233; et de la logique concurrentielle. On aurait tort de croire en effet que l'h&#233;t&#233;ronomie, terme qui traduit exactement &#171; l'autonomie &#187; promue par les r&#233;formes, s'impose par la seule pression externe des march&#233;s et des poli- tiques qui en relaient les exigences. C'est de l'int&#233;rieur, par des normes dites d'excellence, ar des dispositifs dits d'auto-&#233;valuation, par la professionnalisation dogmatique des cursus, et &#233;videmment par le contr&#244;le du &#171; transfert de la recherche au monde socio-&#233;conomique &#187; que se refa&#231;onne le milieu universitaire, en entra&#238;- nant le plus de monde possible dans cette logique afin que les enseignants et chercheurs contribuent par leurs propres conduites, pous&#233;s par la situation de concurrence et/ou de pr&#233;carit&#233; qui leur est faite, &#224; la fabrication de &#171; l'entreprise &#187; uni- versitaire charg&#233;e de la production des connaissances utiles et rentables. C'est sous cet angle qu'il faut lire la loi Fioraso qui met en musique le &#171; mod&#232;le greno- blois &#187; th&#233;oris&#233; par Michel Destot et soutenu par la fraction pro- entrepreneuriale du parti socialiste et du gou- vernement. Elle prolonge et m&#234;me accentue tr&#232;s nettement la tendance en promouvant ce que M. Destot appelle l'&#171; &#233;cosyst&#232;me de l'in- novation reposant sur le triptyque univer- sit&#233;/recherche/industrie &#187;.
C'est &#233;galement sous cet angle qu'il faut ana- lyser d&#233;sarroi, d&#233;sabusement et col&#232;re d'une grande partie du milieu. La liste des maux ne suffit sans doute pas &#224; cerner leur cause. Si les conditions objectives se d&#233;t&#233;riorent, il faut tenir compte aussi des agressions subjectives subies par les professionnels, des conflits &#233;thiques dans lesquels ils sont sans cesse plac&#233;s, des injonctions et des obligations qui les mettent en contradiction avec eux-m&#234;mes. Pour le dire d'un mot, la r&#233;gulation n&#233;olib&#233;rale du champ de la connaissance ne peut qu'ab&#238;mer le &#171; c&#339;ur &#187; du m&#233;tier, c'est-&#224;-dire les valeurs col- lectives partag&#233;es qui donnent &#224; chacun le sentiment que son travail et sa vie ont un sens qui d&#233;passe les int&#233;r&#234;ts et les conforts person- nels. Ce sont, je crois, ces subjectivit&#233;s bless&#233;es qui rendent encore plus insupportable la d&#233;gra- dation des conditions objectives.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le triomphe de la rationalit&#233; instrumentale, Vincent de Gaulejac</title>
		<link>http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?article165</link>
		<guid isPermaLink="true">http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?article165</guid>
		<dc:date>2013-04-24T13:57:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Matthieu H&#233;ly</dc:creator>



		<description>par Vincent de Gaulejac, directeur du Laboratoire de Changement social, universit&#233; Paris-Diderot, membre du bureau de l'Appel des appels(1) Texte issu du mensuel du Snesup, n&#176;614, avril 2013. La novlangue manag&#233;riale cherche &#224; op&#233;rer un renversement entre les finalit&#233;s institutionnelles et les modalit&#233;s gestionnaires. La r&#233;sistance syndicale est d&#233;terminante, &#224; condition de se donner les moyens de mener cette lutte. J'ai &#233;t&#233; touch&#233; par ces deux t&#233;moignages, d'autant que je suis confront&#233; &#224; des pro- (...)

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&lt;a href="http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;L'&#233;tat de la discipline et ses conditions d'exercice&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;par Vincent de Gaulejac, directeur du Laboratoire de Changement social, universit&#233; Paris-Diderot, membre du bureau de l'Appel des appels(1)
Texte issu du &lt;a href=&quot;http://www.snesup.fr/Presse-et-documentation?aid=6672&amp;ptid=5&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;mensuel du Snesup, n&#176;614, avril 2013&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La novlangue manag&#233;riale cherche &#224; op&#233;rer un renversement entre les finalit&#233;s institutionnelles et les modalit&#233;s gestionnaires. La r&#233;sistance syndicale est d&#233;terminante, &#224; condition de se donner les moyens de mener cette lutte. J'ai &#233;t&#233; touch&#233; par ces deux t&#233;moignages, d'autant que je suis confront&#233; &#224; des pro- bl&#232;mes &#233;quivalents dans ma propre uni- versit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La LRU renforce le pouvoir des gestionnaires au d&#233;triment des responsables p&#233;dagogiques et des unit&#233;s de recherche. Les enseignants- chercheurs n'ont plus de prise sur les moda- lit&#233;s pratiques d'organisation pour adapter la gestion aux choix p&#233;dagogiques ou aux exigences de la recherche. Bien au contraire, c'est l'enseignement et la recherche (les fina- lit&#233;s institutionnelles) qui doivent s'adapter aux exigences organisationnelles (les moda- lit&#233;s op&#233;ratoires). Ce sont les logiciels et les gestionnaires, conseill&#233;s par des cabinets de consultants externes, qui fixent les r&#232;gles du jeu, qui imposent leur norme de fonctionne- ment sous couvert de &#171; bonne gestion &#187;, de rationalisation, d'&#233;conomie d'&#233;chelle, de mutualisation des moyens, de regroupement des ressources. C'est le triomphe de la ratio- nalit&#233; instrumentale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le harc&#232;lement est induit par la mise en &#339;uvre de cette nouvelle gestion publique par des serviteurs z&#233;l&#233;s qui consid&#232;rent que l'ap- plication de ces normes est plus importante que les besoins du personnel et des &#233;tu- diants. Nous leur parlons p&#233;dagogie, ils r&#233;pondent &#171; finance &#187; ; nous leur parlons harmonie, ils r&#233;pondent &#171; r&#233;glementation &#187; ; nous leur parlons de souffrance au travail, ils r&#233;pondent &#171; adaptabilit&#233; et r&#233;sistances au changement &#187; ; nous leur parlons relations humaines, ils r&#233;pondent &#171; gestion des ressources humaines &#187; ; nous leur parlons des aspirations des &#233;tudiants, ils r&#233;pondent &#171; contr&#244;le et s&#233;curit&#233; &#187; ; nous leur parlons de transmission des savoirs, ils r&#233;pondent &#171; mesure des r&#233;sultats &#187; ; nous leur parlons int&#233;r&#234;t scientifique, ils r&#233;pondent &#171; co&#251;t et effi- cacit&#233; &#187;. La novlangue manag&#233;riale est &#224; l'&#339;uvre pour op&#233;rer un renverse-
ment entre les finalit&#233;s ins-titutionnelles et les moda-lit&#233;s gestionnaires. Les secondes ne sont plus au service des premi&#232;res, c'est l'inverse qui pr&#233;vaut. L'universit&#233; doit se sou-mettre &#224; des imp&#233;ratifs de
gestion. La RGPP (R&#233;vision g&#233;n&#233;rale des politiques publiques) impose les th&#233;ories du New Public Management &#224; l'ensemble des institutions publiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne sert &#224; rien d'opposer le harc&#232;lement li&#233; aux r&#233;organisations et le harc&#232;lement li&#233; aux comportements des coll&#232;gues, des respon- sables hi&#233;rarchiques ou des repr&#233;sentants de l'administration qui profitent de ce contexte pour renforcer leur pouvoir. La vuln&#233;rabilit&#233; des uns conforte le pouvoir des autres. Beau- coup de responsables sont aveugles et insen- sibles face &#224; la souffrance des agents et au caract&#232;re destructeur de ces nouveaux dogmes manag&#233;riaux (avancement au m&#233;rite, &#233;valuation de l'activit&#233; par des indicateurs quantitatifs, informatisation des contr&#244;les, organisation par projet, programmes qualit&#233;, management par l'excellence...). Pour eux, il ne s'agit que de &#171; d&#233;g&#226;ts collat&#233;raux &#187; face &#224; des changements n&#233;cessaires. Il est vrai que certains &#233;prouvent une jubilation parfois sadique devant la souffrance des personnels. D'autres sont dans la toute-puissance, convaincus d'&#234;tre au service d'une grande cause : sauver l'Universit&#233; qui risque d'&#234;tre mise &#224; mal par le laxisme des uns et la fragilit&#233; des autres ou encore les r&#233;sistances cor- poratistes ou gauchistes. Ils pensent que c'est jus- tement ceux-l&#224; qu'il faut &#233;liminer parce qu'ils r&#233;sis- tent &#224; des r&#233;formes justes et n&#233;cessaires, que le danger vient de l&#224;, qu'il n'y a donc aucun scru- pule &#224; avoir &#224; les &#233;liminer, aucune culpabilit&#233; &#224; les voir sombrer dans la d&#233;pression. Bien au contraire, leur &#233;limination est en d&#233;fini- tive une bonne chose.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Autour de moi, je vois de plus en plus de col- l&#232;gues d&#233;courag&#233;s, impuissants et fragilis&#233;s par la mise en &#339;uvre &#224; marche forc&#233;e de la loi LRU. Il est temps de r&#233;agir, non plus dans un sauve-qui-peut g&#233;n&#233;ralis&#233;, mais en retrou- vant le sens de l'action collective. Le r&#244;le des syndicats est ici essentiel. Mais ont-ils su se donner les moyens, th&#233;oriques, pratiques et politiques de mener cette lutte ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Autorisation &#224; d&#233;livrer le grade de Master par les &#233;tablissements priv&#233;s</title>
		<link>http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?article164</link>
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		<dc:creator>Matthieu H&#233;ly</dc:creator>



		<description>L'article 42 du projet de loi d&#233;pos&#233; &#224; l'Assembl&#233;e Nationale renonce &#224; prot&#233;ger les masters comme le baccalaur&#233;at, la licence ou le doctorat. Il propose seulement d'ajouter un troisi&#232;me alin&#233;a &#224; l'article L.731-14 ainsi r&#233;dig&#233; : &#171; Est puni de la m&#234;me peine [30.000 &#8364;] le responsable d'un &#233;tablissement qui d&#233;cerne des dipl&#244;mes portant le nom de master, alors qu'il n'a pas &#233;t&#233; autoris&#233;, dans les conditions fix&#233;es par d&#233;cret, &#224; d&#233;livrer, au nom de l'&#201;tat, des dipl&#244;mes conf&#233;rant le grade de master. &#187; La cons&#233;quence de (...)

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&lt;a href="http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?rubrique8" rel="directory"&gt;Pratiques p&#233;dagogiques en milieu universitaire non temp&#233;r&#233;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/Loi_ESR_2013/08/3/texte-projet-loi-esr-2013_245083.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;L'article 42 du projet de loi&lt;/a&gt; d&#233;pos&#233; &#224; l'Assembl&#233;e Nationale renonce &#224; prot&#233;ger les masters comme le baccalaur&#233;at, la licence ou le doctorat. Il propose seulement d'ajouter un troisi&#232;me alin&#233;a &#224; l'article L.731-14 ainsi r&#233;dig&#233; : &#171; Est puni de la m&#234;me peine [30.000 &#8364;] le responsable d'un &#233;tablissement qui d&#233;cerne des dipl&#244;mes portant le nom de master, alors qu'il n'a pas &#233;t&#233; autoris&#233;, dans les conditions fix&#233;es par d&#233;cret, &#224; d&#233;livrer, au nom de l'&#201;tat, des dipl&#244;mes conf&#233;rant le grade de master. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La cons&#233;quence de cette r&#233;daction est consid&#233;rable car, a contrario, elle autorise les &#233;tablissements sup&#233;rieurs priv&#233;s &#224; utiliser le titre de &#171; master &#187; d&#232;s lors que leurs dipl&#244;mes conf&#232;rent le &#171; grade de master &#187;. Pour les seules &#233;coles de commerce, il s'agit d&#233;j&#224; de 106 dipl&#244;mes ! Et il faut encore ajouter les dipl&#244;mes des &#233;coles d'ing&#233;nieurs, des IEP, des &#233;coles d'architectes, les dipl&#244;mes propres de l'universit&#233; Paris Dauphine, ceux de l'&#233;cole sp&#233;ciale militaire de Saint-Cyr, etc&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voir la liste compl&#232;te :
&lt;a href=&quot;http://cache.media.enseignementsup-recherche.gouv.fr/file/special_2_esr/40/0/BOSP_2_ESR_15-03-12_210400.pdf&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&#201;tablissements d'enseignement sup&#233;rieur technique priv&#233;s et consulaires, notamment &#233;coles sup&#233;rieures de commerce et de gestion, autoris&#233;s &#224; d&#233;livrer un dipl&#244;me vis&#233; par le ministre charg&#233; de l'enseignement sup&#233;rieur.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voir &#233;galement le &lt;a href=&quot;https://www.cefdg.fr/ecoles-et-formations-visees?p_auth=zx8UHeuD&amp;p_p_id=QuickAppBuilder_WAR_QuickAppBuilder_INSTANCE_Kj03&amp;p_p_lifecycle=1&amp;p_p_state=normal&amp;p_p_mode=view&amp;p_p_col_id=column-1&amp;p_p_col_count=1&amp;_QuickAppBuilder_WAR_QuickAppBuilder_INSTANCE_Kj03_sort=10&amp;_QuickAppBuilder_WAR_QuickAppBuilder_INSTANCE_Kj03_export=-1&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;site de la CEFDG&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Collectif Langevin</title>
		<link>http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?article163</link>
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		<dc:date>2013-04-22T09:49:21Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Matthieu H&#233;ly</dc:creator>



		<description>&#171; Continuons &#224; proposer un projet ambitieux pour l'Enseignement Sup&#233;rieur et la Recherche&quot; Si Julien Dray rappelait &#224; juste titre que jamais une gauche n'avait triomph&#233; contre une autre gauche, disons aussi que jamais des &#233;lus de gauche n'ont pu durablement gouverner sans le soutien des mouvements sociaux qui les ont port&#233;s au pouvoir. Parce que nous sommes nombreux &#224; nous &#234;tre battus pendant de longs mois pour d&#233;fendre l'Enseignement Sup&#233;rieur et la Recherche contre la politique men&#233;e par la droite, &#224; (...)

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&lt;a href="http://sociolog.cluster003.ovh.net/spip.php?rubrique7" rel="directory"&gt;L'&#233;tat de la discipline et ses conditions d'exercice&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2013/04/le-ps-se-d%C3%A9chire-sur-la-loi-fioraso.html&quot; class='spip_out' rel='external'&gt;&#171; Continuons &#224; proposer un projet ambitieux pour l'Enseignement Sup&#233;rieur et la Recherche&quot;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si Julien Dray rappelait &#224; juste titre que jamais une gauche n'avait triomph&#233; contre une autre gauche, disons aussi que jamais des &#233;lus de gauche n'ont pu durablement gouverner sans le soutien des mouvements sociaux qui les ont port&#233;s au pouvoir. Parce que nous sommes nombreux &#224; nous &#234;tre battus pendant de longs mois pour d&#233;fendre l'Enseignement Sup&#233;rieur et la Recherche contre la politique men&#233;e par la droite, &#224; avoir souhait&#233; que cette exceptionnelle mobilisation ait un d&#233;bouch&#233; politique, &#224; nous &#234;tre engag&#233;s &#224; cette fin dans les instances du PS ou dans les comit&#233;s de campagne des candidats socialistes pour &#233;laborer un projet alternatif cr&#233;dible, nous nous sentons l&#233;gitimes pour sonner aujourd'hui l'alarme et dire que nous sommes d&#233;&#231;us par le projet de loi qui est pr&#233;sent&#233; par le gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nicolas Sarkozy avait affich&#233; son m&#233;pris pour la communaut&#233; scientifique. L'urgence absolue &#233;tait de renouer un r&#233;el dialogue. Sous couvert de l&#233;gitimit&#233; d&#233;mocratique, les Assises de l'ES-R ont donn&#233; principalement la parole, dans des d&#233;bats trop cadr&#233;s, &#224; des repr&#233;sentants institutionnels choisis. Malgr&#233; la pl&#233;thore d'intervenants qu'elles ont mobilis&#233;s, elles n'ont pas convaincu ni r&#233;tabli la confiance. Car par del&#224; cet &#233;cran m&#233;diatis&#233; &#8211; combien d'ailleurs de ses propositions ont &#233;t&#233; retenues ? &#8211; la loi &#233;tait &#233;labor&#233;e discr&#232;tement par un groupe de &#171; responsables de l'ES-R &#187;, fortement repr&#233;sent&#233;s depuis dans les cabinets minist&#233;riels. Peu d'entre eux s'&#233;taient mobilis&#233;s &#224; nos c&#244;t&#233;s avant mai 2012, certains avaient m&#234;me d&#233;nonc&#233; ce mouvement social sans pr&#233;c&#233;dent. Pourtant ce mouvement avait formul&#233; des propositions pr&#233;cises dont beaucoup furent reprises au Forum des id&#233;es du PS consacr&#233; &#224; l'ES-R. Celles qui nous distinguaient fondamentalement de la droite gestionnaire ont aujourd'hui disparu du projet de loi, jug&#233;es sans doute pas assez &#171; pragmatiques &#187; ou &#171; trop gauchistes &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Val&#233;rie P&#233;cresse faisait virevolter les milliards, les postes, les plans ; autant de mensonges patiemment d&#233;construits par les universitaires. Comment alors entendre sereinement le gouvernement se satisfaire d'avoir cr&#233;&#233; 1000 postes par an dans l'ES-R en feignant d'ignorer que les universit&#233;s, apr&#232;s avoir gel&#233; une partie de leur recrutement ordinaire, sont oblig&#233;es de renoncer &#224; ces postes suppl&#233;mentaires pour financer leurs d&#233;penses courantes et faire face aux nouvelles charges r&#233;sultant du passage aux comp&#233;tences &#233;largies. Aujourd'hui plus que jamais, il y a un devoir de v&#233;rit&#233; et de sinc&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La loi Libert&#233; et Responsabilit&#233; des Universit&#233;s (LRU) sanctifiait une gouvernance forte et un pr&#233;sident aux pouvoirs &#233;tendus. La communaut&#233; universitaire, toutes tendances politiques confondues, r&#233;clamait l&#233;gitimement la coll&#233;gialit&#233; des prises de d&#233;cisions. Aussi comment se satisfaire du choix gouvernemental qui r&#233;duit de fait la repr&#233;sentativit&#233; des enseignants-chercheurs dans les CA des universit&#233;s et pr&#233;voit que les membres ext&#233;rieurs nomm&#233;s puissent d&#233;sormais participer &#224; l'&#233;lection de son pr&#233;sident, ce que V. P&#233;cresse en juin 2012 jugeait indispensable pour renforcer la loi LRU ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous r&#233;clamions des moyens financiers, plusieurs dizaines d'universit&#233;s &#233;tant dans le rouge. L'effort du gouvernement d'augmenter l&#233;g&#232;rement un budget en baisse r&#233;elle depuis longtemps nous donnait &#224; esp&#233;rer. Aussi comment accepter le gel annonc&#233; de 230 millions pour l'ann&#233;e qui vient ? Et que dire du maintien en l'&#233;tat des Idex, Labex et autres outils de s&#233;gr&#233;gation budg&#233;taire mis en place sous Sarkozy ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Promouvoir la jeunesse doit se traduire dans les faits. Comment se satisfaire de l'absence de plan pluriannuel d'emploi de jeunes scientifiques ? Que propose la gauche &#224; de jeunes chercheurs plein d'enthousiasme sinon d'&#234;tre embauch&#233;s au compte-gouttes &#224; 32 ans en moyenne, apr&#232;s une s&#233;lection f&#233;roce &#224; un salaire voisinant &#224; peine 500 euros au dessus du SMIC ? M&#234;me pas une poste stable qui leur permette de faire qu'ils aiment et qui est indispensable &#224; la Nation : enseigner et faire de la recherche. Si on peut se r&#233;jouir de la r&#233;duction de la voilure de l'Agence nationale de la recherche, de la volont&#233; d'en redistribuer les budgets sous forme de financements p&#233;rennes et ainsi de lib&#233;rer les chercheurs de la r&#233;daction chronophage de projets, rien n'est propos&#233; pour r&#233;sorber les emplois pr&#233;caires que cette agence a fait exploser. Des solutions budg&#233;taires existaient pourtant, notamment la suppression des primes d'excellence scientifique, le red&#233;ploiement des ressources du Grand emprunt et la diminution du Cr&#233;dit imp&#244;t recherche dont l'utilisation a &#233;t&#233; notoirement d&#233;voy&#233;e par les grandes entreprises.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alors que nous avons tous r&#233;clam&#233; la disparition de l'AERES pour retrouver un cadre national d'&#233;valuation par des pairs &#233;lus, la r&#233;forme ne propose qu'un ripolinage. Le nouveau &#171; Haut Conseil &#187; au mieux ne changera rien aux mauvaises pratiques, au pire les aggravera en permettant des &#233;valuations locales fragilisant d'autant les disciplines non dominantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment aussi ne pas s'inqui&#233;ter du d&#233;ficit d&#233;mocratique qui r&#233;sultera in&#233;vitablement de la distance entre les universitaires de base et les centres d&#233;cisionnaires des communaut&#233;s d'universit&#233;s, la contractualisation de l'Etat avec ce jalon lointain mais primordial renvoyant les universit&#233;s au rang des municipalit&#233;s soumises &#224; l'autorit&#233; d'intercommunalit&#233;s non soumises au suffrage universel direct.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; L'universit&#233; n'est pas une entreprise, le savoir n'est pas une marchandise &#187; signifiait notre refus de voir l'ES-R r&#233;duite &#224; sa seule dimension &#233;conomique. Dans ses discours de campagne ou d'&#233;lu, le pr&#233;sident de la R&#233;publique semblait lui aussi reconna&#238;tre la valeur &#233;mancipatrice du savoir. Pourtant &#224; lire l'expos&#233; des motifs du projet de loi, le gouvernement ne revendique plus qu'un ES-R au service du redressement national.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si l'effort fait en direction des &#233;tudiants, tant au niveau des possibilit&#233;s qui leur seront offertes de suivre les fili&#232;res qui leur conviennent que de leur repr&#233;sentation dans les conseils &#233;lus, est louable, aucun engagement r&#233;el n'est pris pour r&#233;duire les diff&#233;rences de dotation entre universit&#233;s et classes pr&#233;paratoires. Plus g&#233;n&#233;ralement, les incitations au rapprochement entre universit&#233;s et classes pr&#233;paratoires apparaissent bien peu contraignantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous ne sommes donc satisfaits ni par la loi qui s'annonce ni par la politique men&#233;e dans le domaine de l'enseignement sup&#233;rieur et de la recherche. Le gouvernement aurait tort de parier sur la lassitude de la communaut&#233; des universitaires qui, pour paraphraser Tocqueville, &#171; fatigu&#233;e de longs d&#233;bats consentirait volontiers &#224; &#234;tre dup&#233;e pourvu qu'on la repose &#187; ou sur son soutien inconditionnel &#224; la gauche. Les universitaires qui se sont battus pour l'alternance n'aspirent pas au repos pas plus qu'ils restent aveugles &#224; la r&#233;alit&#233; de leur quotidien. Nous allons donc de nouveau nous mobiliser pour convaincre la population, nos d&#233;put&#233;s et nous l'esp&#233;rons notre ministre de la n&#233;cessit&#233; d'une loi plus ambitieuse en ad&#233;quation avec nos revendications. Dans l'ES-R comme ailleurs, la gauche de gouvernement aurait tout int&#233;r&#234;t &#224; retrouver sa vitalit&#233; en s'appuyant r&#233;solument sur les propositions de la gauche des mouvements sociaux. Elle n'en sortira que plus victorieuse lors des &#233;ch&#233;ances futures. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Collectif Langevin&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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